Les Grecs sollicitent de l'aide face à la « catastrophe » qui frappe leur récolte d'olives
La persistance de conditions météorologiques défavorables a eu des répercussions négatives sur les récoltes d'olives en Grèce, laissant de nombreux agriculteurs avec une production très faible, voire nulle.

Les conditions météorologiques défavorables de cette année, notamment des températures inhabituellement élevées, continuent d'affecter certaines régions oléicoles de Grèce, entraînant une baisse significative de la production. Le pays pourrait bientôt se tourner vers l'Union européenne pour surmonter cette crise.
Nikos Chountis, député européen représentant le parti de gauche grec Syriza, a lancé un débat pour savoir si l’actuel gouvernement conservateur de Nouvelle Démocratie en faisait assez pour apporter son aide. Il a demandé à la Commission européenne, organe exécutif de l’Union européenne, si le gouvernement grec l’avait contactée pour solliciter une aide destinée à indemniser les producteurs d’huile d’olive touchés par cette catastrophe, ainsi que des conseils sur les mesures à prendre.
«Quelles autres mesures le gouvernement grec peut-il prendre directement pour donner un coup de pouce à l’une de nos principales exportations économiques ?», a demandé M. Chountis lors de la session parlementaire.
Selon la Confédération panhellénique des syndicats des coopératives agricoles, d’autres responsables politiques plus proches du terrain s’expriment également au sujet de cette catastrophe agricole. Le maire de Sitia, en Crète, Théodore Paterakis, a adressé une lettre au ministère du Développement agricole et de l’Alimentation, demandant aux responsables de solliciter l’aide de l’Union européenne. Il a écrit qu’une aide spéciale pourrait venir en soutien des producteurs directement touchés dans sa région et leur permettre de poursuivre, dans une certaine mesure, leurs activités.
« Dans certaines zones, les producteurs de Sitia ont constaté une destruction quasi totale, les dégâts subis par les oliviers allant de 90 à 100 %. Cela signifie que nos producteurs d’huile d’olive se retrouveront sans revenus et n’auront même plus les moyens de contribuer à la production du produit d’exportation de qualité le plus important de notre pays », a déclaré M. Paterakis.
Les températures élevées enregistrées début mars et avril entraînent des récoltes d’olives faibles, voire inexistantes, pour des milliers de producteurs grecs. Les cultures touchées se trouvent dans diverses régions de Grèce, mais aussi dans des zones où l’on produit de l’huile d’olive de première qualité, notamment à Chalcidique, dans le nord de la Grèce, dans le Péloponnèse, dans le sud de la Grèce, et sur l’île de Crète, selon l’Organisation grecque d’assurance agricole (ELGA). Les représentants de l’ELGA indiquent qu’ils continuent de suivre la situation au quotidien.