Le géant espagnol de l'alimentation Grupo SOS change de nom pour devenir Deoleo
Le groupe agroalimentaire espagnol SOS, leader mondial des ventes d'huile d'olive, a dévoilé ce mois-ci sa nouvelle identité visuelle sous la nouvelle raison sociale Deoleo.
Le géant alimentaire espagnol Grupo SOS, leader mondial des ventes d’huile d’olive, a dévoilé ce mois-ci sa nouvelle identité visuelle sous la nouvelle raison sociale de Deoleo.
Ce changement de nom était l'une des conditions de la vente – ratifiée ce mois-ci – de sa division riz à Ebro Foods pour 205 millions d'euros (290 millions de dollars). Le conglomérat prévoit désormais de se concentrer sur l'huile d'olive et espère que son nouveau nom reflétera les « valeurs et la culture » de ce secteur.
L'ancien nom générique du groupe, SOS (prononcé « sohs »), trouvait son origine dans la marque espagnole de riz centenaire du même nom. Deoleo – qui pourrait se traduire par « de » ou « issu de » l'huile – est destiné à refléter sa nouvelle orientation. Ce nom a été retenu parmi quatre autres propositions car il a été jugé agréable à l'oreille, facile à prononcer dans n'importe quel pays et proche des racines latines de l'huile d'olive.

Deoleo englobera tous les types de produits alimentaires, mais se concentrera sur le régime méditerranéen et l’huile d’olive en particulier. Le groupe détient déjà de grandes marques d’huile d’olive, notamment les leaders mondiaux Carbonell (récemment lancé en Pologne et en Thaïlande) et Bertolli (récemment lancé en Pologne et en Ukraine), ainsi que Carapelli, Koipe et Sasso.
Selon Allbusiness.com, le groupe a un plan à long terme visant à stimuler la production d’olives grâce à des investissements dans de nouvelles régions de culture en dehors de l’Europe et est « bien placé pour tirer parti de la croissance de la consommation mondiale d’huile d’olive, en phase avec une prise de conscience accrue en matière de santé ».
La vente de la division riz devrait renforcer la situation financière de l’entreprise, mais celle-ci reste fortement endettée (sa dette est passée d’un milliard à 887 millions d’euros en mars, après un refinancement l’année dernière). Allbusiness indique également que le « scandale des actions des dirigeants » de l’année dernière a « ébranlé la confiance des investisseurs », que le groupe est « considéré comme une cible d’acquisition potentielle » par des entreprises en meilleure santé financière et qu’il « opère dans des secteurs menacés par la popularité croissante des produits de marque de distributeur ».
Ce changement de nom marque l’une des premières décisions majeures prises par Jaime Carbó, ancien directeur général d’Ebro, depuis qu’il a pris ses fonctions de directeur général en janvier, et intervient après que le groupe a enregistré son premier bénéfice trimestriel en trois ans, avec un résultat net de 8,14 millions d’euros pour le premier trimestre de cette année.
SOS a réduit ses effectifs de 47 % au cours des deux dernières années, pour atteindre 1 531 employés, et d’autres mesures de réduction des coûts sont prévues.
Le président de SOS, Mariano Pérez Claver, a déclaré aux actionnaires lors d'une réunion au début du mois que le groupe se concentrait actuellement sur la croissance de son activité dans le secteur de l'huile d'olive. « L'entreprise a survécu à un processus traumatisant de stabilisation financière qui nous a obligés à réinjecter des capitaux, à simplifier notre structure organisationnelle et à céder l'une de nos activités, à savoir celle du riz, que nous aurions conservée dans d'autres circonstances », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, selon le journal espagnol Cinco Días, Ebro Foods, qui détient déjà une participation de 9,33 % dans Deoleo et deux sièges au conseil d’administration, attend les détails du nouveau plan d’affaires de Deoleo en vue d’envisager une fusion avec cette dernière. Ebro Foods reste également désireux de s’implanter en Australie ou en Asie après que son offre de 610 millions de dollars australiens (640 millions de dollars) pour racheter le groupe australien SunRice a été contrecarrée in extremis par les producteurs le mois dernier.