Les États-Unis se retirent de l'Accord de Paris sur le climat
Lundi, le gouvernement américain a annoncé son retrait de l'Accord de Paris de 2016 sur le changement climatique, invoquant le poids économique que représente le respect de ses dispositions.
L'administration Trump a officiellement informé les Nations unies lundi qu'elle retirait les États-Unis de l'Accord de Paris de 2016, qui les oblige à investir plus de 1 000 milliards de dollars par an dans des mesures visant à relever les défis climatiques.
Parmi les étapes clés que les États-Unis devaient franchir d'ici l'année prochaine figuraient notamment l'adoption de pratiques agricoles respectueuses de l'environnement, la réduction des émissions dans les secteurs de l'aviation et du transport maritime, l'annulation des investissements dans la production de charbon, de pétrole et de gaz, ainsi que l'imposition d'un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et la fermeture des centrales existantes.
« Comme il l’a indiqué dans ses remarques du 1er juin 2017, le président Trump a pris la décision de se retirer de l’Accord de Paris », a expliqué le secrétaire d’État Mike Pompeo dans un communiqué publié lundi, « en raison de la charge économique injuste imposée aux travailleurs, aux entreprises et aux contribuables américains par les engagements pris par les États-Unis dans le cadre de cet accord ».
Malgré ce retrait, M. Pompeo a déclaré dans ce communiqué que les États-Unis continueraient à collaborer avec leurs partenaires à travers le monde pour réduire les émissions.
« Les émissions américaines de polluants atmosphériques de base qui ont un impact sur la santé humaine et l’environnement ont diminué de 74 % entre 1970 et 2018 », a déclaré M. Pompeo. « Les émissions nettes de gaz à effet de serre des États-Unis ont baissé de 13 % entre 2005 et 2017, alors même que notre économie a connu une croissance de plus de 19 %. »