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Un projet en Algérie transforme des sous-produits en compost

Décembre 14, 2014
Isabel Putinja

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Une étude a examiné comment les huileries du centre de l'Algérie peuvent utiliser les sous-produits de la production d'huile d'olive en les transformant en compost, minimisant ainsi la pollution et même générant des sources de revenus supplémentaires pour l'industrie de l'huile d'olive.

Selon le site Internet de la délégation de l'Union européenne en Algérie, l'étude a été réalisée dans le cadre du programme d'appui à la diversification économique, connu sous le nom de DIVECO, financé par l'Union européenne pour améliorer les performances économiques des secteurs agricole et agroalimentaire en Algérie.
Voir aussi: Articles sur la durabilité
La production d'huile d'olive crée une quantité importante de déchets. Pour produire 15 litres d'huile d'olive, 40 kg d'orujo (déchets solides générés par les méthodes traditionnelles d'extraction composées de la peau, la pulpe et les noyaux restants de l'olivier) et 70 kg d'amurca (déchets liquides et sédiments de couleur foncée ) de déchets restent.

Ces sous-produits sont une source considérable de pollution dans la région centrale de l'Algérie où 78 pour cent des moulins à huile sont situés. Plus de 100,000 tonnes de déchets ont été déversés dans la région, affectant négativement les poissons et la vie aquatique, la qualité de l'eau potable et provoquant une augmentation de la salinité du sol, rendant les terres non cultivables. Des incendies ont également été causés par la fermentation de l'orujo.

Les producteurs d'huile d'olive n'ont pas d'alternative à l'élimination de ces déchets dans des décharges, une pratique qui n'est pas conforme aux lois régissant l'élimination des déchets industriels liquides.

Le projet a été entrepris à la demande du Association Professionnelle des Oléifacteurs de la Région Centre (APOC), l'association des producteurs d'huile d'olive du centre de l'Algérie.

Bien que la possibilité d'utiliser les déchets pour produire du biogaz ait été jugée trop coûteuse dans un pays où le gaz est à un prix raisonnable, l'étude a conclu que la solution la plus simple et la moins chère serait le compostage. Cela réduirait le volume de déchets et le stabiliserait tout en produisant du compost pouvant être utilisé pour l'agriculture.

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Afin de tester le plan, l'équipe a mis en place un projet pilote de création d'une unité de compost capable de traiter 4,000 tonnes de déchets par an.

L'APOC présentera les résultats de l'étude finale au ministère algérien de l'environnement.


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