Oliviera : L’« anti-tourisme » de l’huile d’olive
Nadim Beyrouti commercialise de l'huile d'olive de grande qualité provenant de petits producteurs de Provence. Son restaurant, l'Oliviera, a été créé dans le but de mettre en valeur sa gamme d'huiles en les associant à une cuisine simple et fraîche.

Tapez « huile d’olive Nice » dans Google et le premier résultat qui s’affiche est Oliviera — un petit restaurant fondé par Nadim Beyrouti il y a 12 ans. Cet ancien banquier passe désormais ses journées à sillonner la Provence à la recherche des huiles d’olive extra vierges de la plus haute qualité, produites par de petits agriculteurs qui misent sur l’excellence et la fidélité au terroir
. Selon Nadim, Oliviera incarne « l’anti-tourisme de l’huile d’olive ». Il est fier de ne pas vendre de savons, de souvenirs ni ses huiles d’olive dans des bouteilles sophistiquées.
Nadim a l’huile d’olive dans le sang, ayant passé son enfance en Palestine où son père produisait de l’huile d’olive et a formé son fils dès son plus jeune âge à reconnaître les caractéristiques et les particularités des différentes variétés. Le palais de Nadim a considérablement évolué depuis sa première dégustation, où tout semblait « amer » à ses jeunes papilles.
Oliviera propose des variétés telles que : Bouteillan (légère note fruitée de banane, parfaite avec la recette « Aubergine Oliviera »), Frantoio (amandes vertes fraîches, artichaut poivré) et Grossanne (pomme Granny Smith et romarin). Ses assemblages comprennent : A.O.P. Vallée des Baux (amandes douces, « pelouse tondue », excellent avec du fromage de chèvre), A.O.P. Aix-en-Provence (herbe verte, se marie bien avec le steak tartare) et A.O.C. Nice (amande douce, noisette, artichaut).
Le restaurant a été créé pour mettre en valeur la gamme d’huiles d’olive Oliviera — une collaboration réussie entre des plats simples élaborés à partir d’ingrédients ultra-frais et de grande qualité, qui s’accordent parfaitement avec leurs huiles distinctives. Si Oliviera est bien connue, Nadim est lui-même une sorte de célébrité (avec ses bretelles emblématiques). Le célèbre chef français Alain Ducasse a mis Oliviera à l’honneur dans son livre « J’aime Monaco », où il décrit Oliviera comme un « jardin-cuisine ».
En parcourant les nombreuses critiques d’Oliviera sur Trip Advisor (actuellement classé 10e sur 781 restaurants à Nice), vous verrez des éloges pour les huiles d’olive, la cuisine et Nadim à parts égales – rédigés en anglais, français et italien – sans doute encouragés par le polyglotte Nadim qui parle couramment ces langues, en plus de l’espagnol, de l’arabe et de l’allemand.
Fait remarquable, seules deux personnes travaillent dans le restaurant – Nadim en salle et Régine en cuisine – et ce qui est encore plus remarquable, c’est qu’il ne s’agit pas d’un couple marié, mais d’un ex-couple.
