Europe

Les pratiques en matière d'étiquetage ne sont toujours pas à la hauteur en France, selon un rapport

Le récent rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et du contrôle des fraudes français indique que des informations commerciales trompeuses sur la vente d'huile d'olive et de produits dérivés doivent encore être réglementées.

Octobre 10, 2018
Par Joanne Drawbaugh

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La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a dévoilé les résultats d'une étude sur la qualité de l'huile d'olive réalisée «dans le cadre de son plan de contrôle annuel réalisé dans 2016», selon un rapport publié sur le site internet de l'organisation. .

La DGCCRF affirme que le plan de contrôle s'inscrit dans une mission plus large de surveillance de la sécurité des produits et de promotion de la protection économique du consommateur. Les résultats se sont révélés moins que prometteurs, avec 67, ou 48 pour cent, des 139 échantillons collectés ne répondant pas aux normes actuelles.

Cette étude récente découle des efforts continus déployés par l'Union européenne pour établir efficacement des normes de commercialisation appropriées pour l'huile d'olive et les autres produits qui l'intègrent dans leurs compositions.

Le règlement (UE) n ° 29/2012, adopté le 13 janvier 2012, explique que les caractéristiques sensorielles et nutritionnelles distinctes présentées dans l'huile d'olive la rendent unique parmi les autres graisses végétales. Le document explique que, parce que les pratiques agricoles varient d'une région à l'autre, «les qualités et les goûts [sont] remarquablement différents selon leur origine géographique». Il en résulte finalement «des différences de prix au sein d'une même catégorie d'huile qui perturbent le marché». De telles distinctions différencient l'olive l'huile d'autres produits végétaux, qui varient moins selon leur pays d'origine.

Le rapport de la DGCCRF fait suite à son plan de contrôle de l'huile d'olive pour 2015, dont les résultats ont été publiés en 2017. À cette époque, il avait été noté que des conditions météorologiques défavorables, la prévalence de la mouche de l'olivier et de l'agent pathogène Xylella fastidiosa avaient augmenté le prix du produit, et que « cette pression sur les prix, qui accroît la concurrence, est la cause de fraudes fréquentes qui se traduisent par des taux élevés de non-conformité. »Ce rapport a noté que 41% des produits testés n'étaient pas conformes à la réglementation.

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Le rapport de 2018 indique que «la plupart des lacunes observées par les enquêteurs sont liées à l'étiquetage des produits». Les écarts d'étiquetage constatés par la DGCCRF sont essentiellement classés en différends de traits organoleptiques ou «non-respect des paramètres physiochimiques». Bien que les analyses aient trouvé un étiquetage trompeur concernant les descriptions sensorielles, le rapport se concentre sur des informations commerciales incorrectes liées à «l'absence d'indication de l'origine» et à «l'absence de mentions obligatoires du volume net et de la catégorie d'huile».

Plusieurs sujets de préoccupation spécifiques se sont manifestés tout au long de l'étude et pourraient aider à modifier les pratiques d'étiquetage normalisées. Étonnamment, la DGCCRF a déterminé que "le taux de non-conformité" pour les produits incriminés était "plus élevé lorsque l'indication d'origine n'est pas précise et lorsque le huile provient de pays ayant le plus grand volume de production".

D'autres infractions ont été constatées, notamment «une entreprise qui commercialisait dans le circuit alimentaire une huile d'olive classée lampante par le laboratoire »et un autre qui vendait des produits« sous le nom »extra virgin l'huile d'olive », tandis que l'analyse a révélé qu'il s'agissait d'un mélange d'huiles végétales.» Au total, cette série de tests a donné lieu à 71 avertissements, 39 injonctions et 3 «décrets préfectoraux de destruction».

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La proportion de produits présentant des anomalies est passée de 41 à 48% depuis que la DGCCRF a publié son dernier rapport de ce type. Cependant, cette récente édition indique que «le taux de non-conformité constaté lors des contrôles n'est pas représentatif de la réalité du marché puisque les contrôles sont« ciblés »selon les informations dont disposent les enquêteurs».

Il reste à voir si les connaissances acquises au cours des enquêtes se traduiront par des mesures appropriées susceptibles de contrecarrer efficacement les transgressions futures.

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