` Questions / Réponses avec le directeur du CIO, Jean-Louis Barjol

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Questions / Réponses avec le directeur du CIO, Jean-Louis Barjol

Avril 7, 2011
Par Alice Alech

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Jean-Louis Barjol, directeur exécutif du Conseil oléicole international (photo d'archives)

Jean-Louis Barjol est le directeur exécutif nouvellement nommé du Conseil oléicole international de Madrid. Au cours des deux dernières années, il a été directeur adjoint du CIO au sein des divisions administrative et financière et des enquêtes et évaluations.

Avant de rejoindre le CIO, Barjol était directeur général de la Comité Européen des Fabricants de Sucre (CEFS) connu sous le nom de Comité européen des fabricants de sucre.

Il dirigera cet organisme international intergouvernemental jusqu'en décembre 2014, chargé d'examiner les questions d'élaboration des politiques et de relever le défi d'amener les pays producteurs d'olives à travailler ensemble plus efficacement.

Barjol est titulaire d'un Master en économie agricole de la Institut National Agronomique de Paris et a été anobli Chevalier du Mérite Agricole Français pour ses services en Espagne entre 1995 et 1998.

Il est marié et père de deux enfants. Il aime lire des livres historiques; il pense que nous pouvons apprendre beaucoup en étudiant les tendances, les coutumes et les habitudes des générations passées.

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Nous avons parlé avec M. Barjol par téléphone.

Monsieur Barjol, votre première visite officielle a été aux États-Unis où vous avez assisté à la réunion de mi-année de la North American Olive Oil Association (NAOOA). Quels sont les plans du CIO pour promouvoir l'huile d'olive là-bas? Est-ce un marché prioritaire pour IOC?

Les États-Unis sont le plus grand marché au monde pour les importations d'huile d'olive si vous considérez l'UE comme un seul marché et si vous ignorez le commerce intra-UE.

Pour moi, développer ce marché est une priorité absolue. Nous espérons commencer un campagne en juillet de cette année pour la promotion de l'huile d'olive et olives de table en Amérique du Nord pour 2011 et 2012.

Des invitations à soumissionner seront envoyées dès avril de cette année et une agence sera sélectionnée pour le lancement aux États-Unis et au Canada. IOC prévoit de consacrer 1.2 million d'euros à ce projet.

L'Australie envisage d'adopter des normes qui s'écartent de la COI. Est-ce une préoccupation pour vous? Trouvez-vous cela inquiétant?

C'est inquiétant pour eux, pas pour nous. L'Australie n'appartient pas au CIO. Pour des raisons que je ne comprends pas, ils n'ont jamais voulu devenir membre. Ils utilisent nos laboratoires chaque année; ils assistent à nos réunions et sont reconnus par le CIO pour leur compétence en matière de caractéristiques chimiques et sensorielles.

Je dis que c'est inquiétant pour eux parce qu'après tout, 98 pour cent des exportations mondiales proviennent des membres du CIO.

Pourquoi pensez-vous que cela se passe?

Je ne suis pas sûr. Les Australiens sont assez exigeants mais dans ce cas précis, ils ne respectent pas les normes du CIO et du Codex; il existe de nombreux écarts qui semblent favoriser davantage les producteurs nationaux que les importateurs.

Pourriez-vous me donner un exemple d'un écart?

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La limite australienne de campestoral de 4.8 pour cent est plus élevée que la norme du CIO et du Codex qui fixe une limite de 4 pour cent.

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