Les agriculteurs français sont encouragés à se convertir à l'agriculture biologique

On encourage les producteurs français d'huile d'olive à se convertir à l'agriculture biologique.

French Growers Encouraged to go Organic

Afidol, l'Association interprofessionnelle de l'olivier en France, encourage les producteurs français d'huile d'olive à se convertir à l'agriculture biologique.

La France compte huit appellations dans la région ensoleillée de Provence-Alpes-Côte d’Azur, mais seulement 12 % des exploitations oléicoles se sont converties à l’agriculture biologique.

Afidol estime que davantage de producteurs d’huile d’olive devraient se convertir à l’agriculture biologique et apposer le logo AB (Agriculture Biologique) tant convoité sur leurs étiquettes.

Lors du SETEVI, le Salon international des secteurs de la vigne-vin, des fruits-légumes et de l’huile d’olive qui s’est tenu à Montpellier le 28 novembre, le directeur d’Afidol, Christian Argenson, a admis que la production d’huile d’olive en France est coûteuse – 10 euros le litre contre 2 euros en Espagne. Lors de la quatrième conférence organisée par l’Afidol en collaboration avec le Centre Technique de l’Olivier (CTO), des spécialistes ont abordé toute une série de sujets liés à la production et à la commercialisation de l’huile d’olive biologique. Cet événement a permis aux amateurs, aux professionnels et aux producteurs de discuter et de partager leurs expériences et leurs innovations.

Dans sa présentation, M. Argenson a déclaré que, bien que la France bénéficie de moins de soleil et de moins de chaleur que ses voisins du sud, cela pouvait constituer un avantage pour les Français. Les olives françaises sont moins susceptibles d’être attaquées par la mouche de l’olivier, a-t-il expliqué, ce qui permet d’obtenir des huiles plus expressives et plus intenses.

Afidol s’est engagée à aider les oléiculteurs français dans leur conversion à l’agriculture biologique et a récemment produit une vidéo de 15 minutes présentée par le président d’Afidol, Olivier Nasles. La vidéo explique aux producteurs d’huile ce que signifie le label AB et comment protéger leurs oliveraies en limitant et en sélectionnant leurs intrants. Des producteurs ayant franchi le pas y évoquent leurs motivations, leurs défis et leurs difficultés, ainsi que leur vision de l’avenir de l’huile d’olive biologique française.

Jean Benoît Hugues, producteur d’huile d’olive aux Baux-de-Provence et membre élu du comité technique d’Afidol, croit fermement en l’huile d’olive biologique. Il a déclaré que les deux principaux défis sont la mouche de l’olivier et le désherbage. Dans son oliveraie CastelaS, Hugues enduit ses olives, en les pulvérisant pour les dissimuler aux mouches de l’olivier, un peu comme un peintre en bâtiment.

Il explique : « Nous utilisons une technique initiale en deux couches et pulvérisons à nouveau après la pluie ou en cas de vent violent. Nous devons également appliquer de la peinture pendant la croissance des fruits. »

Hugues ne pense pas que les huiles d’olive deviendront beaucoup plus chères avec la conversion au bio. « Pour moi, le bio, c’est comme les sièges en cuir dans une voiture de luxe : on ne peut pas imaginer l’un sans l’autre ! Nos clients veulent et méritent la crème de la crème — la crème d’olive, bien sûr ! »


Sources :

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/face-a-l-espagne-l-huile-d-olive-francaise-voit-son-avenir-en-bio-28-11-2013-3357923.php