Les experts du Conseil examinent les méthodes d'analyse de l'huile d'olive
Les experts qui conseillent le Conseil oléicole international en matière d'analyse chimique de l'huile d'olive se réunissent au siège de l'organisation, à Madrid, pour débattre notamment des résultats des récents essais portant sur les méthodes d'analyse.

Les experts qui conseillent le Conseil oléicole international (COI) en matière d’analyse chimique de l’huile d’olive se réunissent aujourd’hui (23 mars) et demain au siège de l’organisation à Madrid afin d’aborder, entre autres, les résultats des récents essais portant sur les méthodes d’analyse.
Interrogée sur le détail de l’ordre du jour et la liste des participants, une porte-parole du COI a précisé que la réunion était strictement réservée aux experts désignés par les pays membres du COI. Une quarantaine de participants étaient attendus et aucun observateur n’était autorisé.
Les résultats des essais collaboratifs en cours organisés par le COI – visant à vérifier la fiabilité et à valider les tests – seront examinés, et le groupe passera en revue les méthodes d’analyse nouvelles et existantes destinées à améliorer la qualité et l’authenticité des huiles d’olive et des huiles de grignons d’olive.
« Il définira également les priorités de ses travaux futurs dans le domaine de la chimie de l’olive et de la normalisation », a-t-elle ajouté.
Cette réunion intervient à un moment où le secteur de l’huile d’olive connaît des bouleversements considérables à l’échelle mondiale. Les producteurs américains d’huile d’olive sont en train d’élaborer un décret fédéral de commercialisation qui fixerait des normes de qualité plus élevées, redéfinirait les catégories et imposerait de nouveaux tests pour toute l’huile d’olive produite aux États-Unis. L’Australie a déjà mis en place sa propre norme relative à l’huile d’olive – qui, selon elle, intègre les méthodes d’analyse les plus récentes et les plus efficaces en matière de qualité et d’authenticité – et l’Afrique du Sud a annoncé qu’elle adopterait la même norme.
La Commission européenne réexamine également ses règles relatives aux tests sur l’huile d’olive. Le commissaire européen à l’Agriculture, Dacian Cioloş, a déclaré plus tôt cette année qu’elle avait entamé une consultation sur d’éventuelles modifications. Il répondait ainsi à une demande italienne visant à abaisser le seuil autorisé d’esters alkyliques pour l’huile d’olive extra vierge.
Par ailleurs, en Espagne, un débat a également eu lieu sur la précision et l’importance des tests organoleptiques effectués par des jurys de dégustation.
Selon un document publié sur le site web du COI intitulé « Groupes d’experts sur la chimie et les normes de l’huile d’olive », le COI compte actuellement dix groupes techniques dans le domaine de la chimie, chargés notamment :
- les méthodes d’analyse chimique, les limites applicables aux différentes catégories d’huile d’olive et d’huile de grignons d’olive, ainsi que l’harmonisation des normes
- les méthodes d’analyse pour la détermination des résidus de contaminants dans les huiles d’olive
- les questions relatives à l’évaluation organoleptique de l’huile d’olive vierge, et
- l’étiquetage
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Ce document précise que le groupe d’experts en chimie chargé des « méthodes d’analyse des huiles d’olive et des huiles de grignons d’olive » est composé d’experts issus des pays membres du COI ainsi que d’organismes de normalisation nationaux et internationaux, et qu’il se réunit deux fois par an pour étudier les méthodes d’analyse chimique et d’autres sujets relatifs à la norme commerciale du COI.
Pour consulter la liste des experts en chimie du COI (en français et en anglais, intitulée « Groupes d’experts en matière de chimie oléicole et normes »), cliquez ici.