Jaén sollicite l'inscription de sa « Mer d'oliviers » au patrimoine mondial de l'UNESCO
Le gouvernement provincial de Jaén a joué un rôle de premier plan dans les démarches visant à faire inscrire le paysage andalou, unique en son genre, au patrimoine mondial.
L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), selon son site web, « a pour mission d'encourager l'identification, la protection et la préservation du patrimoine culturel et naturel à travers le monde, considéré comme présentant une valeur exceptionnelle pour l'humanité ».
L'Espagne compte 45 sites classés par l'UNESCO, ce qui la place en troisième position sur la liste des pays les plus représentés, derrière l'Italie et la Chine. Sept sites se trouvent en Andalousie : le parc national de Doñana ; la cathédrale, l’Alcázar et les Archivos de Indias à Séville ; le complexe de grottes de Gorham ; le site des dolmens d’Antequera ; l’Alhambra, le Generalife et l’Albyzin ; le centre historique de Cordoue ; et les ensembles monumentaux de la Renaissance d’Úbeda et de Baeza, à Jaén.
L'Espagne figure également parmi les sept pays répertoriés par l'UNESCO pour la pratique du régime méditerranéen, reconnu comme patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Tout voyageur ayant traversé l'Andalousie en voiture, et plus particulièrement la province de Jaén, peut vous parler de ses paysages spectaculaires, parsemés de millions d'oliviers. Leur étendue apparemment infinie a été baptisée « Mar de Olivos » (Mer d'oliviers).
Depuis un an, le gouvernement provincial de Jaén est à la tête des efforts visant à faire reconnaître ce terrain andalou unique comme site du patrimoine mondial.
En avril, un séminaire s’est tenu à l’Université internationale d’Andalousie (UNIA) à Baeza. L’événement a réuni des experts et des spécialistes pour discuter des valeurs environnementales, anthropologiques, économiques et physiques des oliveraies et de la meilleure façon de présenter cette idée à l’UNESCO.
L'université a proposé un cours d'été pour sensibiliser et préparer la communauté à la valeur culturelle de ses oliviers.

Une commission technique a été mise en place, composée de représentants du gouvernement de Jaén, du gouvernement régional d'Andalousie, de l'université de Jaén, de coopératives, de l'Association andalouse d'agriculture biologique (CAAE), de l'Association des groupes de développement rural (ARA), de la Fondation Guillén et de l'Association espagnole des communes oléicoles (AEMO).
La commission reconnaît que l'inscription au patrimoine mondial ne sera pas une tâche facile. Elle souligne toutefois la grande importance de la valeur environnementale, traditionnelle, culturelle et économique de la « Mer d'oliviers ». On estime à 180 millions le nombre d'oliviers dans la communauté autonome. Bien que les huit provinces d'Andalousie cultivent des olives, Jaén est le plus grand producteur, fournissant au monde 22 % de son huile d'olive.
La commission affirme également que l'Andalousie compte plus de 300 communes dont l'activité économique principale repose sur cette culture, 170 000 exploitations agricoles et un million et demi d'hectares (370 658 072 acres) de ses terres plantées d'oliviers.
La commission technique a pour objectif de présenter le projet au ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports d'ici 2017. Le ministère décidera alors s'il convient de présenter une proposition à l'UNESCO. Si le projet est retenu, il appartiendra à l'UNESCO de prendre la décision finale en 2019.