Israël demande à obtenir des documents concernant son exclusion de la réunion du Conseil de l'olivier
L'ambassade d'Israël à Madrid a fait savoir au Conseil oléicole international qu'elle ne reconnaissait aucune des décisions prises lors de la 109e session.
L'ambassade d'Israël à Madrid a demandé au Conseil oléicole international six documents concernant l'exclusion d'Israël de la réunion du Conseil des membres de l'IOC qui s'est tenue en juin.
Dans une note adressée au COI le mois dernier, dont Olive Oil Times a pris connaissance, l’ambassade d’Israël a réaffirmé qu’elle ne reconnaîtrait aucune des décisions prises lors de cette session.
Israël ne reconnaît aucune des décisions prises lors de cette session comme légitimes et se réserve le droit de présenter une plainte officielle auprès des Nations unies à ce sujet.
Le directeur exécutif du COI, Abdellatif Ghedira, le directeur adjoint Jaime Lillo et Mustafa Sepetçi, directeur des unités techniques, économiques et promotionnelles du COI, ont tous reçu de nouveaux mandats allant jusqu’en 2023 lors de la réunion.
« Israël ne reconnaît aucune des décisions prises lors de cette session comme légitimes et se réserve le droit de présenter une plainte officielle auprès des Nations unies à ce sujet », a écrit l’ambassade d’Israël dans la note.
Voir aussi : Des documents détaillent l’exclusion du représentant israélien lors de la réunion du Conseil de l’olivierParmi les documents demandés par les responsables israéliens à Madrid figurent le procès-verbal de la réunion du Conseil des membres du 21 juin ; une liste des participants à la réunion accompagnée de leurs lettres de créance respectives ; et de nombreux autres documents émanant du comité des lettres de créance, qui est au cœur du litige.
Les responsables israéliens affirment que le comité, qui décide si les membres et les observateurs ont soumis les documents requis dans les délais pour assister aux réunions, a intentionnellement empêché Israël de participer bien qu’il ait présenté les lettres de créance en bonne et due forme.
Le CIO soutient qu’Israël n’a pas soumis les documents requis à temps pour accréditer officiellement son mandataire (le représentant habituel d’Israël n’ayant pas pu assister à la réunion).
« Une lettre du Dr Adi Naali informant de la nomination de M. Ignazio Castellucci pour la 109e session, envoyée depuis un adresse e-mail personnelle à l’adresse e-mail du CIO, a été reçue par le secrétariat exécutif », a écrit le comité des accréditations dans son rapport sur la 109e session. « Cette communication n’était pas signée par une autorité d’accréditation compétente d’Israël. »
Outre le rapport de la commission des pouvoirs de 2019, les responsables israéliens ont également demandé tous les rapports rédigés par la commission au cours des huit dernières années, la liste des règles et procédures de la commission ainsi que les pouvoirs présentés par chaque membre du CIO au cours des cinq dernières années.
La demande a été envoyée par l’ambassade d’Israël à Madrid au COI le 6 août et on ignore si le COI y a déjà donné suite. Le COI n’a pas répondu aux multiples demandes de commentaires, mais avait précédemment déclaré qu’il enquêterait sur les raisons pour lesquelles le représentant d’Israël n’avait pas pu assister à la réunion.
« Le secrétariat exécutif regrette ce contretemps, qui a empêché Israël de participer à la 109e session », a déclaré un porte-parole à Olive Oil Times en juillet. « Le secrétariat exécutif analyse actuellement les informations fournies par le Dr Naali et présentera un rapport détaillé au Conseil des membres avant de publier une réponse officielle. »