L'Andalousie réclame davantage de fonds pour les producteurs d'huile d'olive et d'olives de table dans le cadre d'une nouvelle politique

Selon certaines estimations, le secteur oléicole andalou perdrait 60 millions d'euros par an dans le cadre du plan stratégique national espagnol pour la PAC.

La ministre andalouse de l'Agriculture, de l'Élevage, de la Pêche et du Développement durable, Carmen Crespo, a demandé au gouvernement national de faire preuve d'une approche novatrice afin que les producteurs d'huile d'olive et d'olives de table ne soient pas « les prochaines grandes victimes » de la Politique agricole commune (PAC).

La ministre régionale a formulé cette demande lors de l'ouverture du premier congrès des coopératives d'olives de table à Séville, la capitale andalouse.

En Andalousie, nous nous engageons en faveur d’un plan stratégique national pour la PAC qui soit simple et réalisable. – Carmen Crespo, ministre andalouse de l’Agriculture, de l’Élevage, de la Pêche et du Développement durable

« Nous avons l’opportunité en Espagne d’élaborer un plan stratégique national [pour la PAC] qui réponde aux besoins de ces secteurs », a-t-elle déclaré. « Le [ministère de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation] a encore la possibilité de résoudre cette situation en tenant compte des préoccupations soulevées par l’Andalousie. »

Mme Crespo a ajouté qu’elle espérait que l’aide aux oléiculteurs traditionnels annoncée par le ministre de l’Agriculture, Luis Planas, « soit suffisamment large pour couvrir l’ensemble du secteur andalou ». Elle a également déclaré que le moment était venu d’accorder une aide spécifique aux producteurs d’olives de table.

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Outre l’huile d’olive, « l’Andalousie est le premier producteur mondial d’olives de table », a ajouté Mme Crespo. Au cours de la campagne 2021/22, la communauté autonome a produit 546 millions de kilogrammes d’olives de table, soit 19 % de la production mondiale et 73 % de la production espagnole.

Ses commentaires interviennent moins d’un mois après que l’Association des jeunes agriculteurs et éleveurs (Asaja) a critiqué le plan d’aide financière révisé du ministère espagnol de l’Agriculture destiné aux oléiculteurs traditionnels. L’association a déclaré que les 30 millions d’euros par an alloués par le ministère aux producteurs traditionnels étaient insuffisants.

M. Planas a insisté sur le fait que le plan stratégique national de l'Espagne pour la nouvelle PAC constituait une « excellente opportunité » pour l'ensemble du secteur oléicole, avec une meilleure répartition des aides et des engagements financiers supplémentaires en faveur des oléiculteurs biologiques et traditionnels.

Cependant, Mme Crespo a vivement contesté cette affirmation dans son discours, citant des estimations régionales selon lesquelles l'Andalousie perdrait 100 millions d'euros par an dans le cadre du plan stratégique national actuel. Sur ce montant, le secteur oléicole andalou perdrait 60 millions d'euros.

Auparavant, Mme Crespo avait averti que 53 % des agriculteurs et éleveurs andalous perdraient des financements dans le cadre du plan stratégique national pour la PAC.

« La grande force de l’agriculture andalouse réside dans le fait qu’il s’agit d’un secteur uni, qui avance main dans la main pour relever les défis à venir », a-t-elle déclaré. « En Andalousie, nous sommes attachés à un plan stratégique national pour la PAC qui soit simple et réalisable. »