L'Égypte s'apprête à adhérer au Conseil oléicole

L'adhésion de l'Égypte au Conseil oléicole international a été révoquée en 2017, car le pays n'avait pas signé un accord portant sur la modification des normes relatives à la culture, à la production et au commerce de l'olive.

La Chambre des représentants égyptienne a approuvé un décret présidentiel relatif à l'adhésion à l'Accord international sur l'huile d'olive et les olives de table. Ce décret présidentiel (n° 560/2017), signé au Caire le 8 janvier, permettra à l'Égypte de devenir membre à part entière du Conseil oléicole international (COI) dès que le gouvernement aura déposé l'instrument de ratification auprès des Nations unies à New York.

L'Égypte avait initialement adhéré au COI en 1964, mais en 2017, son adhésion avait été révoquée après qu'elle eut omis de signer un accord sur les modifications apportées aux normes relatives à la culture, à la production et au commerce de l'olivier.

En vertu de cet accord, l’Égypte bénéficiera de subventions financières destinées à soutenir la culture de l’olivier dans le pays, notamment une nouvelle initiative visant à planter un million d’oliviers dans le cadre d’un projet visant à cultiver 1,5 million d’arbres dans le désert occidental.

L'industrie égyptienne de l'huile d'olive s'est considérablement développée ces dernières années et, alors que certains membres du COI ont enregistré une baisse de leur production d'huile d'olive en 2017, celle de l'Égypte a augmenté de 21 %. La demande d'huile d'olive égyptienne a également augmenté à la suite de la libéralisation du taux de change du pays, une initiative visant à stimuler l'économie nationale. Cette libéralisation a offert aux producteurs de meilleures opportunités d'exportation et a contribué à l'obtention d'un prêt de 12 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international.

Hishem el Hossary, sous-secrétaire du comité de l'agriculture, de l'irrigation, de la sécurité alimentaire et de la santé animale, a déclaré sur le site web du gouvernement égyptien que l'adhésion au Conseil oléicole international avait profité à l'industrie agricole et oléicole égyptienne ainsi qu'à l'économie dans son ensemble, et avait conduit à l'amélioration des propriétés physiques et chimiques de l'huile d'olive égyptienne.

En avril 2017, la Palestine est devenue le dernier pays à signer l’accord du COI, rejoignant ainsi l’Argentine, l’Algérie, l’Union européenne, l’Iran, Israël, la Jordanie, le Liban, la Libye, le Monténégro, la Palestine, la Tunisie, la Turquie et l’Uruguay.

L'accord actuel du COI a été remanié par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) en Suisse en 2015. Il est entré en vigueur en janvier 2017 et est valable jusqu'en décembre 2026. Le nouvel accord a été modifié, condensé et simplifié afin d'encourager davantage de pays à rejoindre le COI. L'accord initial a été conclu en 1955 et révisé en 1963, 1979, 1986 et 2005.

La COI a pour objectif d'améliorer les propriétés chimiques de l'huile d'olive, de perfectionner la production et d'améliorer les techniques de récolte. Elle fournit également une assistance technique pour les projets d'exportation afin de surmonter les obstacles au commerce international.