L'organisme espagnol de contrôle de l'huile d'olive fait état d'une augmentation des infractions
L'organisme espagnol de contrôle de l'huile d'olive a inspecté des centaines d'usines la saison dernière et a recommandé 17 amendes, ce qui représente une forte hausse par rapport à l'année précédente.

Au cours de la saison 2011/2012, l'organisme espagnol de contrôle de l'huile d'olive a effectué 941 inspections et prélevé 420 échantillons d'huile d'olive parmi les 1 744 moulins à huile en activité dans le pays.
Dans son dernier rapport annuel, l’Agence de l’huile d’olive (AAO) a indiqué que ses contrôles comprenaient également des visites dans plus de 770 installations de conditionnement et l’examen des registres de mouvements de stocks dans 22 des 24 raffineries d’huile d’olive en activité en Espagne.
En conséquence, elle a recommandé 17 amendes pour un montant total de 52 100 €, contre sept amendes totalisant 11 200 € la saison précédente, à l’encontre d’établissements chez lesquels il a été constaté l’absence des registres de mouvements de stocks requis, qui avaient cessé de transmettre à l’Agence les données mensuelles obligatoires sur les stocks, ou qui avaient fourni des informations inexactes.
Sur les 17 amendes proposées, 12 concernaient la province d’Andalousie (quatre pour des moulins à huile d’olive et trois pour des « opérateurs virtuels »), deux la Castille-et-León (deux moulins et embouteilleurs), deux à la Catalogne (toutes deux des entreprises de conditionnement d’olives de table), et une à un moulin à huile d’olive et une usine d’embouteillage en Estrémadure.
Absence de traçabilité dans 30 établissements
L’agence, dont le siège est à Madrid, a également constaté que 30 établissements impliqués dans la production ou le conditionnement d’huile d’olive ou d’olives de table en Espagne ne disposaient d’aucun système permettant d’assurer la traçabilité de leurs produits, contre 21 en 2010-2011.
L’AAO a informé les gouvernements régionaux concernés afin qu’ils puissent prendre les mesures appropriées. Sur les 30 rapports envoyés, 10 concernaient l’Andalousie, 7 l’Aragon, 5 la Catalogne, 5 l’Estrémadure et 3 la Communauté valencienne.
Aide au stockage privé
Au cours des années 2011 et 2012, dans un contexte de prix de gros très bas pour l’huile d’olive, l’Union européenne a approuvé une aide au stockage privé pour le secteur, répartie sur trois périodes distinctes. Elle a versé au total plus de 36 millions d’euros au titre de cette mesure, qui subventionne le retrait temporaire des stocks du marché afin de le stabiliser.
Mais l’agence a indiqué que durant cette période, « … cet instrument réglementaire n’a eu aucun effet sur les prix, qui n’ont réagi qu’au quatrième trimestre face à la perspective d’une récolte très faible ».
L’Agence de l’huile d’olive se transforme en un organisme de contrôle alimentaire plus large
Dans sa préface au rapport, le ministre espagnol de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement, Miguel Arias Cañete, a souligné les volumes élevés non seulement de la production d’huile d’olive en Espagne en 2011/2012 – un record de 1,6 million de tonnes –, mais aussi des ventes, en particulier des exportations, et des stocks de report.
M. Cañete a également indiqué que ce rapport serait probablement le dernier publié par l’Agence de l’huile d’olive sous cette appellation, car, dans le cadre de la nouvelle législation espagnole sur la chaîne alimentaire, celle-ci allait s’étendre et être rebaptisée « Agence d’information et d’inspection alimentaire », étendant ainsi à d’autres secteurs – à commencer par l’industrie laitière – le modèle qui avait fait ses preuves pour « garantir la transparence sur le marché de l’huile d’olive ».
L’agence a indiqué que son fonctionnement avait coûté 4,5 millions d’euros pour l’exercice 2011-2012 et qu’elle comptait 83 employés, contre 4,9 millions d’euros et 86 employés en 2010-2011.