Un atelier organisé à Madrid définit les grandes lignes d'une étude internationale sur la détection des fraudes liées à l'huile d'olive
Un projet de recherche international sur l'authentification de l'huile d'olive sera financé par l'Union européenne.
Un projet de recherche international sur l'authentification de l'huile d'olive doit être lancé à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine, et sera financé par l'Union européenne.
Ouvert aux États membres de l'UE et à « toute coopération internationale en matière de science et de technologie », ce projet – qui s'inscrit dans le cadre du programme Horizon 2020 – s'appuiera sur les conclusions d'un atelier qui s'est tenu à Madrid en début de semaine et auquel ont participé 22 experts mondiaux de l'huile d'olive, a indiqué aujourd'hui la Commission européenne dans un communiqué.
Atelier sur l'authentification de l'huile d'olive
L'atelier scientifique sur l'authentification de l'huile d'olive a été organisé par la Direction générale de l'agriculture et du développement rural de la Commission, l'Institut des matériaux de référence et des mesures (IRMM) du Centre commun de recherche (CCR – le service scientifique interne de la Commission) et le Conseil oléicole international (COI).
Selon un aperçu général publié aujourd'hui, la première journée s'est articulée autour de deux sessions : l'une consacrée aux normes commerciales, à la réglementation et aux cas de fraude, et l'autre aux dernières avancées et aux défis en matière d'authentification de l'huile d'olive.
La deuxième journée s’est déroulée selon une approche interactive — connue sous le nom de concept « World Café » — dans le cadre de laquelle les participants ont discuté « des moyens de détecter la désodorisation douce et l’adultération de l’huile d’olive afin d’en garantir l’authentification », indique le communiqué.
Normes commerciales, réglementations et cas de fraude
Aucun autre détail n’a encore été communiqué, mais selon une copie de l’ordre du jour de l’atelier publiée par la Commission, des allocutions de bienvenue ont été prononcées lundi par le directeur exécutif du COI, Jean-Louis Barjol, le directeur général de l’Agriculture et du Développement rural de la Commission, José Manuel Silva Rodríguez, et la directrice de l’IRMM, Elke Anklam.
Ces discours ont été suivis de la première session, présidée par l’Italien Lanfranco Conte, expert en sciences alimentaires de l’Università di Udine, au cours de laquelle M. Barjol a évoqué le marché actuel de l’huile d’olive, et Sandrine Valentin, de l’unité «Huile d’olive et produits horticoles» de la Commission, a abordé les normes commerciales applicables à l’huile d’olive à travers le monde.
Angela Sheridan, de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, et Juan Ramón Izquierdo, responsable du panel de dégustation d’huile d’olive au ministère espagnol de l’Agriculture, de l’Alimentation et de l’Environnement, ont abordé le thème de la fraude dans le secteur de l’huile d’olive, conformément à l’ordre du jour.
Authentification de l’huile d’olive
La deuxième session, consacrée à l'état de l'art et aux défis de l'authentification de l'huile d'olive, était présidée par Franz Ulberth, chef de l'unité « Sécurité alimentaire et qualité » de l'IRMM.
Christian Gertz, directeur de l’Institut officiel d’analyse chimique et alimentaire de Hagen/Westphalie, en Allemagne, devait se joindre à l’Espagnol Ramón Aparicio, qui préside la Fédération européenne pour la science et la technologie des lipides, pour s’exprimer sur les méthodes de détermination de la qualité de l’huile d’olive.
« Méthodes de détection des huiles d’olive désodorisées » était le titre de l’intervention d’Edwin N. Frankel, conseiller scientifique principal de l’UC Davis Olive Center aux États-Unis.
Plus tard, Nelson Marmiroli, de l’Università degli Studi di Parma en Italie, Rodney Mailer, chercheur et professeur adjoint à l’Australian Oils Research, et le Dr Conte devaient s’exprimer sur les méthodes de détection des huiles d’olive frelatées.
Inquiétudes concernant les barrières commerciales aux États-Unis, en Australie et au Japon
Le groupe consultatif de l’Union européenne sur les olives et les produits dérivés doit tenir demain à Bruxelles l’une de ses deux réunions annuelles habituelles.
L'ordre du jour comprend des mises à jour sur le plan d'action de la Commission pour le secteur européen de l'huile d'olive, sur la réforme de la politique agricole de l'Union européenne et sur l'état d'avancement du budget du COI.
Sont également à l’ordre du jour : « les barrières non tarifaires au commerce : États-Unis, Japon et Australie », « l’utilisation des pesticides aux États-Unis » et « la suppression des droits de douane applicables aux olives de table aux États-Unis et en Inde ».
