Le Conseil sollicite des avis sur les définitions et les méthodes d'analyse de l'huile d'olive
Dans le cadre d'un nouveau système visant à renforcer la transparence, le CIO a commencé à diffuser des propositions concernant des méthodes d'analyse, des paramètres ou des limites nouveaux ou révisés.

L'abandon des termes descriptifs « pur » et « léger » – qui induisent depuis longtemps les consommateurs d'huile d'olive en erreur – figure parmi les changements souhaités par les acteurs du secteur, sur lesquels le Conseil oléicole international sollicite actuellement des avis.
La redéfinition du terme « huile d’olive » – actuellement utilisé pour des produits contenant un mélange d’huile d’olive raffinée et d’huile d’olive vierge, ce qui est une autre source de confusion pour les consommateurs – est également à l’étude dans le cadre d’une proposition de la Turquie.
Parmi les divers changements proposés concernant les tests et les paramètres figure une méthode « rapide et simple » pour mesurer les composés phénoliques, qui faciliterait l’utilisation d’allégations de santé sur les étiquettes.
Dans le cadre d’un nouveau système conçu pour renforcer la transparence, le COI a commencé à diffuser ces propositions concernant des méthodes d’analyse, des paramètres ou des limites nouveaux ou révisés. Il a publié aujourd’hui 12 propositions de ce type et a invité les parties prenantes concernées à lui faire part de leurs commentaires avant le 8 septembre. Ces propositions proviennent de diverses régions du monde et ne sont pas issues du secrétariat exécutif de l’IOC, mais elles ont été examinées par les experts en chimie de l’IOC lors de leur dernière réunion et discutées par le Comité consultatif de l’IOC lors de sa réunion des 22 et 23 mai en Croatie.
Elles comprennent :
– L'assouplissement de la limite K270 (absorption UV) pour l'huile d'olive raffinée, qui passerait de 1,1 à 1,25, et de la limite K270 pour l'huile d'olive, qui passerait de 0,9 à 1,15. Proposée par la délégation turque du COI, cette mesure est liée à la difficulté de respecter les valeurs actuelles lors de l’exportation d’huile d’olive vers d’autres pays et vise à faciliter les échanges commerciaux.
– Une nouvelle méthode de détermination de la teneur en pyropheophytine de cuivre de l’huile de grignons d’olive. Proposée par l’Administration des aliments et des médicaments de Taïwan pour lutter contre la fraude, notamment l’utilisation de pyropheophytine de cuivre pour « verdir » l’huile de grignons d’olive.
– Utilisation systématique de la méthode colorimétrique « simple et rapide » (Folin-Ciocalteu, exprimée en hydroxytyrosol) pour la quantification de la teneur en composés phénoliques des huiles d’olive. Proposée par les experts du COI, elle est utile pour les allégations nutritionnelles sur les étiquettes.
– La combinaison de trois méthodes d’analyse en une seule, à savoir celles pour la préparation des esters méthyliques, la détermination des acides gras et la détermination des acides gras trans. Proposée par un groupe de travail sur les méthodes du COI afin de simplifier les méthodes de la norme du COI.
– Une définition nouvelle ou modifiée de l’« huile d’olive » ; Suppression de la catégorie « huile d’olive ordinaire » ; classification des huiles dont l’acidité est supérieure à 2,0 % comme « huile d’olive lampante » ; suppression des termes « pure » et « légère » ; et remplacement du terme « bien équilibrée » par « amère et piquante de forte intensité ». Proposé par la délégation turque afin d’éviter d’induire les consommateurs en erreur en définissant et en décrivant mieux l’huile d’olive. « La simplification des catégories et l’utilisation de termes plus descriptifs amélioreront le commerce international et la compréhension du produit par les consommateurs. »
La liste complète des propositions est disponible sur le site web du COI. Le COI a indiqué qu’elles seraient développées dans des projets de propositions techniques au fur et à mesure de leur transmission par les auteurs à son secrétariat exécutif.