Le secteur oléicole français prévoit une perte de récolte de 50 %

Les températures estivales caniculaires et la sécheresse prolongée qui touche la région ont entraîné une nette diminution de la nouaison en France et une récolte nettement moins abondante.

Suite aux prévisions faisant état de pertes record en Italie et en Espagne, France Olive a averti que les phénomènes météorologiques extrêmes de cette année risquaient d'entraîner des pertes de 50 % pour la récolte d'olives en France également.

Selon les données du Conseil oléicole international, la France a produit 4 600 tonnes d'huile d'olive au cours de la campagne 2021/22, qui a également été marquée par plusieurs défis climatiques.

Voir aussi : Récolte d'olives 2022

France Olive a déclaré que l'année 2022 a été marquée par une chaleur et une sécheresse record dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, qui représente plus de 60 % de la production française d'huile d'olive.

L'organisation a ajouté que les vagues de chaleur de cet été « se sont succédé et ont eu des effets néfastes fréquents sur la production ».

Bien que l’olivier soit particulièrement résistant à la chaleur et à la sécheresse, l’eau joue un rôle crucial à certaines étapes du cycle de vie de la plante. L’arbre est contraint de sacrifier certains aspects de ses processus biologiques normaux pour survivre à la sécheresse, économisant ainsi les ressources disponibles.

« [La France a] déjà connu des années exceptionnellement chaudes, mais cette fois-ci, c’est différent », a déclaré Laurent Bélorgey, producteur et président de France Olive. « La sécheresse s’est produite au moment de la floraison… Seuls 20 % de nos cultures en France sont irriguées. C’est la première fois que nous voyons une [sécheresse] de cette ampleur. »

La France a connu le mois de juillet le plus sec jamais enregistré, et l’été a déjà été marqué par trois vagues de chaleur. De plus, cet été étouffant et sec a été aggravé par le manque de neige tombée dans les Alpes pendant l’hiver, car l’eau de fonte constitue une part importante de l’approvisionnement en eau de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Selon la Commission européenne, environ la moitié de l’Union européenne est actuellement confrontée à un risque de sécheresse en raison de l’absence prolongée de précipitations, ce qui fait craindre d’importantes pertes de récoltes dans de nombreux secteurs, les oliveraies traditionnelles pluviales étant particulièrement menacées.