L'Italie s'engage à consacrer près de 70 millions d'euros au secteur de l'huile d'olive et des olives de table
Ces fonds serviront à améliorer la qualité, à protéger l'environnement et à promouvoir la traçabilité dans ce secteur jusqu'à l'entrée en vigueur de la politique agricole commune en 2023.
Le ministère italien de l'Agriculture a annoncé un financement de 69,2 millions d'euros en faveur du secteur oléicole du pays, dont près de la moitié provient de l'Union européenne.
Ces fonds serviront à améliorer la qualité de l'huile d'olive, à réduire l'impact environnemental des oliveraies du pays et à financer de nouvelles initiatives visant à tracer l'origine de l'huile d'olive vendue sur le marché intérieur.
« Une utilisation judicieuse des ressources par les organisations de producteurs et leurs associations nationales permettra au secteur d’innover de manière adéquate pour relever les nouveaux défis qui l’attendent.
« Avec la signature du décret, nous posons les bases du lancement du nouveau programme de soutien au secteur de l’huile d’olive pour les deux prochaines années, qui nous mènera vers la nouvelle Politique agricole commune (PAC) », a déclaré le sous-secrétaire d’État aux politiques agricoles, Giuseppe Abbate.
« Une utilisation judicieuse des ressources par les organisations de producteurs et leurs associations nationales permettra au secteur d’innover de manière adéquate pour relever les nouveaux défis qui l’attendent, au-delà de la période difficile de fermeture du secteur Horeca (hôtels, restaurants et cafés) liée à la pandémie de COVID-19, qui a inévitablement eu des répercussions négatives sur les ventes », a-t-il ajouté.
Voir aussi : Actualités de la PACLes nouveaux fonds seront mis à la disposition des producteurs et des autres acteurs du secteur d’avril 2021 à décembre 2022.
Sur les près de 70 millions d’euros disponibles, 20 % sont réservés à des initiatives visant à réduire l’impact environnemental de l’oléiculture. L’objectif du ministère est d’utiliser les oliviers comme moyen de restaurer certains paysages.
Le ministère a précisé que cela inclurait des travaux d’entretien des oliveraies à haute valeur de conservation et de celles menacées d’abandon, en particulier dans les zones à relief difficile.
Les fonds environnementaux couvriront également le développement local de pratiques agricoles améliorées, qui seront adaptées à des zones spécifiques. Les programmes feront également l’objet d’un suivi afin d’en déterminer l’efficacité et les résultats seront mis à la disposition des autres producteurs.
Les fonds environnementaux financeront également des ateliers visant à présenter des techniques de lutte contre la mouche de l'olivier sans produits chimiques et à promouvoir les pratiques d'agriculture biologique.
Parmi les objectifs figurent la prévention de l'érosion des sols et la protection des variétés locales d'oliviers ainsi que des variétés menacées d'extinction.
Voir aussi : Les producteurs des Pouilles réclament un soutien accru du gouvernement pour le secteur de l'huile d'oliveLe ministère a indiqué qu'une partie des fonds aiderait à adopter de nouvelles technologies, notamment des systèmes numérisés et d'irrigation.
Ils permettront également de remplacer les oliviers peu productifs par de nouveaux arbres et de former les producteurs aux meilleures techniques agricoles.
Environ 21 millions d'euros – soit 30 % des fonds – serviront à améliorer les conditions de culture, la récolte et le stockage des olives avant leur transformation, ainsi qu'à fournir l'assistance technique nécessaire aux moulins à huile d'olive.
Ces fonds permettront également de valoriser les sous-produits du processus de production, de créer et d’améliorer des laboratoires spécialisés dans l’analyse organoleptique et physico-chimique de l’huile d’olive, et de former de nouveaux panels d’analyse sensorielle.
Les 15 % restants des fonds – soit environ 10 millions d’euros – couvriront des projets visant à mettre en place de nouvelles méthodes efficaces de traçabilité de l’huile d’olive afin de créer une chaîne de production certifiée.
Le ministère a ajouté qu’il prévoyait de créer un système de certification volontaire basé sur l’analyse des risques et doté de points de contrôle dédiés.
Ces fonds contribueront également à développer et à mettre en œuvre les nouveaux systèmes et mécanismes nécessaires pour garantir le respect des lois et réglementations relatives à l'origine, à la qualité et à la commercialisation de l'huile d'olive et des olives de table.