Projet de création d'un consortium d'exportateurs en Algérie
Le consortium proposé devrait offrir à ses membres la possibilité de collaborer afin d'accroître leur productivité, d'améliorer la qualité, de stimuler les exportations, de maîtriser les prix et de renforcer leur pouvoir de négociation.
Le projet de création d'un consortium d'exportateurs d'huile d'olive en Algérie devrait permettre de soutenir les producteurs locaux et de promouvoir l'huile d'olive algérienne sur le marché international.
Cette proposition a été annoncée lors d'une journée d'information organisée le 29 avril à Alger sur l'industrie oléicole algérienne, organisée par ALGEX, l'agence nationale de promotion des exportations.
Selon un représentant de l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), le consortium sera mis en place dans le cadre d'un programme de développement mis en œuvre par l'ONUDI et le ministère de l'Industrie visant à diversifier l'économie nationale.
Parmi les producteurs internationaux d'huile d'olive, l'Algérie occupe la 9e place, avec une production annuelle de seulement 62 000 tonnes, ce qui rend difficile la concurrence avec les grands pays producteurs d'olives.
Selon l'ALGEX, les exportations d'huile d'olive s'élevaient à 200 000 dollars en 2013, et à la moitié de ce montant l'année précédente. Une augmentation de la production d'olives est attendue dans les années à venir grâce à l'introduction d'un système d'agriculture intensive qui devrait ouvrir des perspectives d'exportation, notamment vers la Chine, les États-Unis et le Japon où la consommation d'huile d'olive est en hausse.
Les experts présents à la réunion ont unanimement convenu que le non-respect des normes de qualité internationales constituait un obstacle majeur à l’exportation des produits oléicoles algériens. Ils ont souligné la nécessité de disposer de laboratoires certifiés répondant aux exigences internationales, tandis que les producteurs locaux ont insisté sur la nécessité de respecter les normes internationales en matière de techniques de récolte, de transformation et de stockage de l’huile afin de préserver la qualité.
Le consortium proposé devrait offrir à ses membres la possibilité de collaborer afin d’accroître la productivité, d’améliorer la qualité, de stimuler les exportations, de contrôler les prix et de renforcer leur pouvoir de négociation.
Un tel organisme pourrait également représenter ses membres auprès des institutions publiques afin d’obtenir l’aide et les moyens techniques nécessaires pour garantir la qualité des produits. Cette initiative pourrait déboucher sur le développement du secteur de l’huile d’olive algérien et, à terme, sur une huile d’olive de meilleure qualité.