Pour Van Gogh, les oliviers étaient « trop beaux pour qu’il ose les peindre »

Les oliviers ont toujours été non seulement une source de nourriture pour le corps, mais aussi une source d'inspiration pour l'âme.


Oliviers dans un paysage montagneux, 1889

Les oliviers ont été non seulement une source de nourriture pour le corps, mais aussi une source d’inspiration pour l’âme, et personne n’en a mieux témoigné que Vincent Van Gogh, qui a peint au moins dix-huit œuvres les mettant en scène.

La plupart de ces œuvres ont été réalisées près de Saint-Rémy-de-Provence, dans le sud de la France. Cette région spectaculaire a attiré de nombreux artistes, mais dans le cas de Van Gogh, ses chefs-d’œuvre ont été créés alors qu’il se remettait de sa maladie à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole. Vous pouvez visiter cet ancien monastère, qui abrite aujourd’hui une clinique toujours en activité, ainsi que ses magnifiques jardins et ses panoramas qui ont tant inspiré Van Gogh.

Parmi ses œuvres les plus connues figure le tableau bien nommé « Oliviers dans un paysage montagneux », peint en 1889 en complément de son tableau le plus célèbre de tous les temps, « La Nuit étoilée ». Les couleurs vibrantes de « Oliviers avec ciel jaune et soleil » expriment parfaitement les teintes de fin d’après-midi du paysage provençal. Le coup de pinceau immédiatement reconnaissable de Van Gogh, avec son utilisation généreuse de la peinture, semble insuffler à son art une énergie viscérale que l’on ne perçoit pleinement que lorsque l’on a le privilège de voir ses tableaux en vrai.

Une autre série de ses tableaux représente les oléiculteurs travaillant la terre, illustrant le lien entre la nature et l’homme. Car Van Gogh associait la beauté de la nature à une force spirituelle. Il était fasciné par la splendeur changeante du paysage et par les « oliviers vénérables et noueux ». Ses tentatives pour capturer cette beauté se sont avérées thérapeutiques pour Van Gogh, le soulageant au moins temporairement de son tourment émotionnel.

Les historiens de l’art estiment que pour Van Gogh, l’olivier était quelque chose de sacré, symbolisant à la fois le divin et « le cycle de la vie ». Cette notion a été magnifiquement décrite dans une lettre qu’il a écrite à son frère Théo : « Le bruissement de l’oliveraie recèle quelque chose de très secret, et d’immensément ancien. C’est trop beau pour que nous osions le peindre ou que nous puissions l’imaginer. »