De nouveaux détails sur la lutte contre la fraude à l'huile d'olive en Europe
Les mesures antifraude proposées au sein de l'Union européenne obligeraient les États membres à effectuer des contrôles plus ciblés sur l'huile d'olive.

Le renforcement des mesures de lutte contre la fraude au sein de l'Union européenne obligerait les États membres à effectuer au moins un contrôle ciblé par an pour chaque millier de tonnes d'huile d'olive commercialisées sur leur territoire, selon un projet de texte de la Commission européenne.
De plus, toute personne physique ou morale détenant de l'huile d'olive serait tenue de tenir un registre permettant de suivre les entrées et les sorties pour chaque catégorie d'huile jusqu'à l'étape de la mise en bouteille, conformément à un autre aspect du projet de modification du règlement (CEE) n° 2568/91 relatif aux caractéristiques et aux méthodes d'analyse de l'huile d'olive.
«L'expérience a montré que certains risques de fraude entravent la pleine efficacité de la protection des consommateurs offerte par le règlement n° 2568/91», indique le projet concernant la nécessité des registres.
Il évoque également la nécessité de mettre à jour certaines méthodes d’analyse mentionnées dans le règlement et propose donc deux nouvelles annexes à celui-ci.
L'une, relative à l'examen spectrophotométrique dans l'ultraviolet, vise à « remédier à certaines incohérences et imperfections de la méthode d'analyse ».
L'autre, relative à la détermination de la différence entre la teneur réelle et la teneur théorique en triacylglycérols à l'aide de l'ECN 42, vise à remplacer l'annexe existante par une « méthode plus efficace ».
Le projet de texte propose que ces modifications entrent en vigueur le 1er janvier prochain, à l’exception des nouvelles règles relatives aux rapports des États membres à la CE sur leurs contrôles de conformité, qui entreraient en vigueur début 2015.
Toujours en ce qui concerne les contrôles de conformité, les États membres devraient fournir à la CE des informations beaucoup plus détaillées sur leurs tests et leurs résultats. Les contrôles doivent être effectués de manière sélective, sur la base d’une analyse des risques, et à une fréquence appropriée, précise le projet.
Il précise également que les références à « l’huile d’olive commercialisée » dans un État donné désignent la quantité totale d’huile d’olive et d’huile de grignons d’olive de cet État qui y est consommée ou exportée.
Les modifications proposées auraient reçu l'aval du comité de gestion de l'organisation commune des marchés agricoles et seraient à un stade avancé de consultation et de négociation.