L'huile d'olive pourrait contribuer à protéger la peau contre les effets du soleil liés au vieillissement

De nouvelles recherches suggèrent qu'une consommation élevée d'huile d'olive et d'autres graisses monoinsaturées pourrait protéger la peau contre le vieillissement cutané lié au soleil.

Une nouvelle étude française suggère qu'une consommation élevée d'huile d'olive et d'autres graisses monoinsaturées pourrait protéger la peau contre le vieillissement cutané lié au soleil.

Publiée dans la revue Public Library of Science, cette étude visait à approfondir l’hypothèse selon laquelle les acides gras monoinsaturés réduisent les dommages oxydatifs dans l’organisme, tout en diminuant la résistance à l’insuline et l’inflammation, autant de facteurs susceptibles de ralentir le vieillissement cutané dû aux dommages causés par le soleil, ou « photovieillissement ».

Cette étude transversale a porté sur 1 264 femmes et 1 655 hommes, tous âgés de 45 à 60 ans. Les participants ont rempli des questionnaires sur leur alimentation au moins dix fois au cours des deux premières années et demie de suivi, ce qui a permis d’estimer leur apport en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive et d’autres sources. Le photovieillissement cutané a ensuite été évalué à partir de photographies.

Les résultats de l’étude suggèrent qu’un risque moindre de photovieillissement sévère est associé à des apports plus élevés en acides gras monoinsaturés provenant de l’huile d’olive, ainsi que d’autres huiles végétales. Cependant, parmi les huiles végétales les plus couramment consommées (huile d’olive, d’arachide et de tournesol), c’est la consommation d’huile d’olive qui présentait la plus forte association avec une réduction du vieillissement, et c’était la seule association statistiquement significative.

Bien que les acides gras monoinsaturés aient été associés à une réduction du risque de vieillissement cutané global chez les deux sexes, aucune association n’a été observée avec les acides gras monoinsaturés présents dans la viande, les produits laitiers ou la charcuterie. La raison de ce phénomène n’est pas claire, car les produits laitiers fournissent des quantités de graisses monoinsaturées similaires à celles de l’huile d’olive. Cependant, les auteurs de l’étude ont émis l’hypothèse que cela pourrait s’expliquer par la forte teneur en graisses saturées nocives également présentes dans les produits laitiers, ou peut-être par les polyphénols de l’huile d’olive, dont on pense qu’ils protègent contre les dommages cellulaires.

Les auteurs ont conclu que ces résultats confirmaient l’effet bénéfique de l’huile d’olive sur le vieillissement cutané, tout en admettant que, les participants ayant consommé davantage d’huile d’olive ayant également adopté une alimentation globalement plus saine, ce facteur pouvait également contribuer à cet effet protecteur. Bien que les résultats semblent indiquer un nouvel effet bénéfique pour la santé d’un régime riche en huile d’olive, des recherches supplémentaires sont nécessaires dans ce domaine afin de déterminer le mécanisme par lequel les acides gras monoinsaturés ou d’autres composés présents dans l’huile d’olive protègent contre le vieillissement cutané.

Une alimentation riche en huile d’olive est largement considérée comme bénéfique pour la santé ; des recherches suggèrent en effet qu’elle offre une protection contre un large éventail de pathologies, notamment les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, l’arthrite et même certaines formes de cancer. Bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour déterminer l’effet exact d’un régime riche en acides gras monoinsaturés sur le processus de vieillissement cutané, il ne fait guère de doute que l’huile d’olive est l’une des sources de graisses les plus bénéfiques pour notre santé.