Le conseil municipal parie que la récolte de cette année ne sera pas aussi mauvaise que la précédente

Le COI a estimé la production de la récolte 2015/2016 à « plus de 2,5 millions de tonnes », ce qui signifie, en d'autres termes, qu'il ne s'agira pas de la pire récolte depuis 15 ans.

Le Conseil oléicole international (COI) prévoit que la production d'huile d'olive pour cette campagne se situera entre celle de la saison dernière (la pire depuis près de vingt ans) et celle de l'année précédente (la meilleure de tous les temps).

Si l'organisation intergouvernementale basée à Madrid ne semble pas prendre de grands risques dans ses dernières prévisions, cela reflète le niveau élevé d'incertitude concernant la récolte 2015/2016 qui débutera le mois prochain et la difficulté à prédire ce qui va se passer compte tenu des nombreux facteurs en jeu dans de vastes régions, a déclaré le Conseil dans sa lettre d'information du mois d'août.

Le COI a estimé la production de la récolte 2015/2016 à « plus de 2,5 millions de tonnes », ce qui signifie, en d'autres termes, qu'il ne s'agira pas de la pire récolte depuis 15 ans. Le Conseil n'a pas souhaité fixer de limite supérieure à ses prévisions. La production totale de l'année dernière s'élevait à 2,4 millions de tonnes.
Voir aussi : Chiffres de la production mondiale d'huile d'olive (PDF)
Dans ses prévisions pour la récolte à venir, le COI n’a pas mentionné l’Italie, qui a connu l’année dernière l’une de ses pires saisons jamais enregistrées , et on ignore quelles données provenant d’autres grands producteurs comme la Tunisie et la Grèce ont été prises en compte dans ces prévisions.

Quant à l'Espagne, premier producteur mondial d'huile d'olive, la situation est loin d'être claire non plus. José María Penco, expert auprès de l'AEMO (Association espagnole des communes oléicoles), a déclaré qu'une analyse des variables agroclimatiques influant sur le développement des fruits indiquait une grande disparité entre les exploitations irriguées et non irriguées, et que tout ce que l'on pouvait affirmer pour l'instant, c'est que l'on ne s'attendait pas à une récolte exceptionnelle cette année.

Une estimation plus précise de la récolte nécessiterait une enquête sur le terrain auprès des exploitations, mais, a expliqué M. Penco, un tel système n’est en place que dans la province espagnole d’Andalousie, qui n’avait pas encore publié ses chiffres.

Si l'on se fie uniquement aux données climatiques, a expliqué M. Penco à la COI, les perspectives ne sont pas bonnes. En juillet, les températures ont atteint 40 °C (104 °F) pendant plus de vingt jours dans le sud de l'Espagne, provoquant le flétrissement et la chute au sol des fruits qui n'avaient pas encore achevé la phase de durcissement du noyau.

Pour sa part, M. Penco estime que la production espagnole de cette année ne dépassera pas 1,2 million de tonnes, ce qui représente une nette amélioration par rapport aux 825 000 tonnes de l'année dernière, mais reste bien loin du record de 1,78 million de tonnes atteint en 2013/2014.

Toute cette incertitude, conjuguée à la diminution des stocks de l'année dernière, a continué à faire grimper les prix de l'huile d'olive dans le monde entier. Les prix de l'huile d'olive extra vierge, ainsi que ceux des huiles raffinées provenant d'Espagne, d'Italie, de Grèce et de Tunisie, ont tous atteint ou frôlé des niveaux records.